Comment les Nations unies pensent-elles vaincre le sida?

Publié le : 21 octobre 20215 mins de lecture

Lorsque l’US Epidemic Control Board a signalé les premiers cas de sida il y a 35 ans, personne n’avait la moindre idée que cela deviendrait une énorme épidémie de VIH. Avec des investissements se chiffrant en milliards, la communauté mondiale veut l’avoir conquise d’ici 2030.

La lutte du VIH

La bataille n’a pas encore été gagnée, les deux hommes sont morts dans la même semaine. Des millions de personnes sont touchées parle virus su SIDA dans le monde.

Il est souvent difficile d’imaginer à quel point la vie doit être dure pour les personnes infectées par le VIH et les malades du sida dans certains pays en développement. Même la stigmatisation, la discrimination, l’exclusion peuvent priver les personnes touchées de la volonté de survivre.

L’ONU avait déclaré Vision dès 2014

Selon les Nations Unies, 36,7 millions de personnes dans le monde vivent avec l’agent pathogène du SIDA, le VIH, dont 2,1 millions ont été infectées rien que l’année dernière. L’objectif, réaffirmé cette semaine, d’éradiquer l’épidémie d’ici à 2030 est-il un vœu pieux ? Et si l’ONU n’avait pas déclaré cette vision dès la mi-2014, elle fait du surplace avec cet engagement politique?

Le directeur de l’ONUSIDA et donc figure de proue de ce plan ambitieux, fait preuve d’espoir. A l’approche de la réunion de trois jours à New York, il avait annoncé que la communauté mondiale n’aurait à réunir que 26,2 milliards de dollars (26,3 milliards d’euros) au lieu des 30 milliards de dollars (26,3 milliards d’euros) estimés précédemment d’ici 2020 pour atteindre les objectifs fixés. Après ce pic, les investissements nécessaires diminueront régulièrement. Pour l’Afrique centrale et occidentale, qui a été particulièrement touchée, l’organisation Médecins sans Frontières craint toutefois que les fonds ne soient pas suffisants et exige un financement suffisant de l’ONU.

Les investissements prévus

Et ce n’est pas seulement une question d’argent. Les fonds doivent être transformés en un accès rapide et simple aux thérapies contre le VIH, que ce soit pour les toxicomanes en Russie, les prostituées en Chine ou les homosexuels au Lesotho. Immédiatement après un diagnostic de VIH, les personnes touchées doivent avoir la possibilité de commencer un traitement. Pour ceux et celles qui s’injectent des drogues, les homosexuels, bisexuels ou les travailleurs du sexe, la solution serait un traitement rapide.

Des progrès sont sans aucun doute réalisés. Selon les chiffres des Nations unies, le nombre de nouvelles infections a diminué de plus d’un tiers dans le monde depuis 2000. La Thaïlande a été le premier pays d’Asie à éradiquer pratiquement la transmission de l’agent pathogène du sida de la mère à l’enfant. « Aujourd’hui, 17 millions de personnes sont soignées, ce qui est une véritable réussite », se félicite Michel Sidibé. Scientifiques, représentants de la société civile, politiciens, tous se sont mobilisés pour parvenir à une gestion de l’épidémie qui aurait été impensable il y a 10 ou 20 ans. En ce qui concerne l’Afrique, il parle d’un « tournant ». Pour la première fois sur le continent, on traite plus de personnes infectées par le VIH que de personnes nouvellement infectées.

Dans les villages pauvres de ce monde, mais aussi dans les grandes villes, la lutte difficile contre le VIH et le sida va se poursuivre. Selon la volonté des Nations unies, le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH chaque année doit passer de 2,1 millions actuellement à moins de 500 000 d’ici 2020, et le nombre de personnes qui meurent des conséquences de la maladie d’immunodéficience doit également diminuer.

Ndaba Mandela, petit-fils de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, qui a prôné une approche ouverte du sida, sait également combien il est important de soutenir les personnes touchées de cette manière. « Mon grand-père n’avait pas peur de la vérité », a déclaré Ndaba Mandela lorsqu’il a serré la main de Loyce Maturu après son discours à l’Assemblée. « Le sectarisme et la peur ne font que propager le virus. » Mandela conseille à chacun d’avoir toujours deux préservatifs sur soi : un pour son propre usage et un pour donner à quelqu’un qui n’en a pas avec lui pour le moment.

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